terminés!

Seacoast français

Certaines d’entre vous savent que j’ai tricoté un pull Seacoast pas si longtemps. J’aime vraiment ce design de Joji Locatelli, et quand j’ai vu le coloris Poivre Blanc chez De Rerum Natura, j’ai tout de suite voulu tricoter une version d’hiver avec !

Et, malheureusement, j’ai feutré mon premier Seacoast… Je l’ai lavé à la main mais a voulu l’essorer à la machine (essorage doux). Mon lave-linge a eu du mal à trouver l’équilibre avec seulement un pull trempé et lourd pour se lancer en essorage, et mon pull continuait à monter et tomber dans la machine… Quand je me suis rendue compte, le pull avait perdu tout sa souplesse et les mailles caractéristiques de l’empiècement ont été tout aplaties.
Et cet événement malheureuse et fortuit a précipité ma décision de tricoter un second pull.

J’ai donc utilisé la Gilliatt en coloris Poivre Blanc. Pour celles qui ne le savent pas encore, la Gilliatt ainsi que d’autres fils de chez De Rerum Natura sont fabriqués essentiellement avec de la laine (toison) du mérinos français (pas seulement la race, mais le lieu de production), et tous les processus de fabrication se font en France et dans des pays voisins (Italie et Belgique si je me souviens bien).
Mon second Seacoast est donc français, à la différence de mon premier qui était britannique (mais pas tout à fait européen).

Je n’ai pas pu obtenir l’échantillon du modèle (19 m au lieu de 18), j’ai donc suivi l’explication pour la 3ème taille pour tricoter une taille entre la 2nde et la 3ème.

Seacoast a une encolure dégagé, un chouia trop large à mon goût (je vais avoir froid en hiver!), et je l’avais déjà modifié quand j’ai tricoté le premier. J’ai commencé le pull avec le même nombre de mailles mais tricoté l’empiècement plus long de sorte qu’il me couvre plus les épaules. Cette customisation était plutôt réussie, sauf que j’ai utilisé la même aiguille pour tout l’empiècement (pourtant plus fine que pour le jersey) et que l’encolure avait tendance à se détendre à l’usage.

(mon premier Seacoast britannique)

Cette fois, pour les premiers tours d’encolure, j’ai donc utilisé une aiguille plus fine d’un demi numéro que celle utilisée pour l’empiècement – et je peux vous dire que tricoter une laine assez grosse avec une aiguille n° 3,5 n’est pas facile. Puis, j’ai tricoté l’empiècement plus long, fait des rangs raccourcis en côtes. Le corps en jersey est en revanche plus court et les manches plus longues que l’original (et je vous recommande de tricoter des manches plus longues pour des pulls plutôt près de corps à empiècement rond).

Et juste terminé, le pull paraissait un peu « rigide », avec plein de fronces au niveau du début de jersey, l’encolure toute serrée, bref pas terrible. Mais le blocage – j’ai surtout « ouvert » les côtes – a réglé tous ces problèmes, ouf !

L’empiècement fortement customisé ressemble à ceci : l’encolure est beaucoup plus petite que sur l’original, et aussi un peu plus petite que celle du premier (et c’est important pour les pulls d’hiver !).

Il est un peu trop chaud pour la fin avril (mais il paraît qu’il ne faut pas se découvrir d’un fil jusqu’à aujourd’hui), mais j’ai quand même pris quelques photos.

Mon Seacoast français en Gilliatt paraît plus simple et plus rustique, avec moins de drapé que le premier, tricoté en Lyonese qui est composée de laine et lin. Je l’aime bien comme il est, mais il n’est pas exclu que je tricote un autre Seacoast avec la Lyonese !